Rapprochement bancaire automatique : CFONB 120, paiements groupés et lettrage en un clic
Le pointage du relevé contre les factures est l'une des tâches les plus répétitives de la tenue. Voici comment l'automatiser sans perdre le contrôle — formats français inclus.
Le rapprochement bancaire souffre d'un paradoxe : c'est l'un des contrôles les plus importants de la tenue comptable — c'est lui qui garantit que la comptabilité reflète la réalité du compte — et c'est aussi l'un des plus mécaniques. Pointer ligne à ligne un relevé contre des factures est un travail d'attention, pas de jugement. Sauf exceptions.
Ce sont précisément les exceptions qui méritent votre temps. Tout le reste peut être automatisé.
Première friction : les formats bancaires
Avant même de rapprocher, il faut lire le relevé. Et chaque banque a son dialecte :
- CFONB 120 : le format historique français, transmis via EBICS, avec ses enregistrements à 120 caractères et ses montants en « surfrappe » hérités des mainframes
- CAMT.053 : le standard ISO 20022 de l'espace SEPA
- OFX / QFX : répandu à l'international
- CSV : chaque banque a le sien — colonnes, séparateurs et formats de date différents entre Boursorama, Crédit Agricole, BNP, Société Générale, Crédit Mutuel ou La Banque Postale
DOXALIO détecte le format automatiquement et reconnaît les exports CSV des principales banques françaises, américaines et britanniques. Vous déposez le fichier tel que la banque vous le donne.
Deuxième friction : l'appariement
Un moteur de rapprochement sérieux ne se contente pas de comparer des montants. Il croise montant, sens, date, référence de facture (y compris quand elle se cache dans le libellé du virement) et nom de la contrepartie — en tolérant les suffixes juridiques qui varient (« ACME » vs « ACME SARL »).
Le cas le plus important est celui que les outils simples ratent : le paiement groupé. Un client règle trois factures d'un seul virement de 7 250 €. Aucune facture ne correspond au montant — mais la somme de trois factures, si. DOXALIO recherche ces combinaisons et propose le groupe, avec son score.
Troisième friction : le lettrage qui ne reste pas
Un rapprochement qui n'est pas persisté est un calcul jetable : à la prochaine session, tout est à refaire. Ici, une fois les appariements confirmés — en un clic — le lettrage est écrit sur les écritures : référence du relevé, date, identifiant du mouvement. Les factures lettrées sortent définitivement du vivier des candidates.
Ce qui remonte à l'humain
À la fin, il ne reste que deux listes courtes : les mouvements sans facture (frais bancaires, prélèvements inattendus) et les factures sans mouvement (impayés potentiels — vos vraies relances). C'est exactement l'information qu'un dirigeant ou un collaborateur doit voir. Le reste n'était que du pointage.